Toute la vérité sur l’accouchement -4/4- Lâcher prise tu apprendras

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Attention! Lâcher-prise ne veut pas dire déléguer aux autres le soin de décider pour vous, ni abdiquer toute forme de contrôle sur les événements.

La grossesse et son lot de modifications physiques et morales plus ou moins bien vécues vous auront déjà informée qu’une bonne part de vos ressentis corporels vous échappe.

L’entrée dans le travail vous le confirmera et vous forcera à suivre son rythme. On ne décide pas du moment de la naissance. Votre bébé en donne généralement le coup d’envoi par une émission hormonale particulière. Qu’il décide de lancer les festivités à 23h plutôt qu’à 8h du matin, et vous serez dans des dispositions physiques bien différentes.

Si vous dépassez 41 semaines et quelques ou si votre condition médicale l’exige, votre médecin vous imposera un déclenchement. Il vous sera alors plus difficile (mais pas impossible) de garder le contrôle sur la suite des événements, la probabilité d’une avalanche d’interventions augmentant terriblement.

Une fois dans la valse des contractions, il va vous falloir rassembler votre énergie pour rester centrée dans l’intensité de la douleur. Les femmes redoutent souvent la perte de contrôle de soi, qu’elles envisagent comme un dérapage, une crise d’hystérie, un dédoublement. Une femme bien préparée à la vivre et disposée à ne pas lui résister ne perd pas pied pour autant. Elle parvient à rester très concentrée, très présente à ses sensations et au gigantesque processus d’ouverture, sans céder à la panique. C’est ce que j’appelle être en contrôle dans la perte de contrôle de soi que nécessite l’accouchement…

Votre bébé partage la scène avec vous et il vous le fera sentir. Il va devoir placer sa tête pile sur votre col pour l’aider dans sa dilatation, puis il doit fléchir optimalement sa tête pour le franchir et descendre dans le vagin. Votre mobilité le fera collaborer plus facilement aux bons moments. Il se peut malgré tout qu’en dépit de tous vos efforts et gesticulations, votre bébé descende laborieusement ou fléchisse mal sa tête. Et là encore, il va vous falloir accepter que tout ne dépende pas de votre volonté, et que votre petit se taille déjà sa place d’être autonome dans votre famille.

Ici s’achève mon esquisse en quatre tableaux d’un accouchement normal en milieu hospitalier. Elle se veut être un incitatif à la préparation, à l’anticipation, à l’action mais aussi au lâcher-prise: que des qualités qu’impose la grande aventure de la naissance, pour nous rendre un peu plus aptes aux défis de la parentalité.

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